Si vous habitez l'Ouest-de-l'Île et que vous commencez à vous demander si votre parent ou votre conjoint a besoin d'une évaluation formelle de l'incapacité, la recherche du bon soutien devient souvent plus complexe avant de devenir plus simple. La plupart des familles veulent quelqu'un de proche, qui comprend la réalité locale et le rythme réel de ces démarches. Ce guide explique à quoi ressemble une évaluation psychosociale de l'incapacité pour une famille de l'Ouest-de-l'Île, pourquoi une travailleuse sociale locale rend souvent le processus plus doux, et comment faire le premier pas.
Qu'est-ce qu'une évaluation psychosociale de l'incapacité
Une évaluation de l'incapacité au Québec est une évaluation formelle qui détermine si un adulte n'est plus en mesure de prendre des décisions concernant sa personne, ses biens, ou les deux. Elle est requise lorsqu'une famille se prépare à homologuer un mandat de protection ou à ouvrir un dossier de tutelle lorsqu'aucun mandat n'existe.
L'évaluation comporte deux volets. Un médecin évalue le côté médical : la condition en cause, son évolution, le pronostic. Une travailleuse sociale (ou parfois une psychologue) fait le côté psychosocial : comment la personne fonctionne au quotidien, sa conscience de sa situation, ses soutiens, et ce qui changerait si le cadre légal évoluait. Les deux rapports font partie du dossier que le notaire ou l'avocat soumet au tribunal.
Ce que l'évaluation ne fait pas, c'est décider seule de l'incapacité d'une personne. C'est le tribunal qui rend cette décision. L'évaluation lui fournit le portrait clinique et social dont il a besoin.
Pourquoi les familles de l'Ouest-de-l'Île cherchent quelqu'un de local
L'Ouest-de-l'Île présente quelques particularités qui façonnent ce que les familles recherchent dans une évaluation.
- La plupart des familles que je rencontre préfèrent l'anglais. Pointe-Claire, Beaconsfield, Kirkland, Dollard-des-Ormeaux et Pierrefonds-Roxboro comptent une importante population anglophone de longue date. Une évaluation psychosociale est faite de longues conversations attentives. La mène dans la langue maternelle de la personne fait une différence. J'offre l'évaluation dans les deux langues.
- Le déplacement compte. Amener un parent fragilisé jusqu'à un bureau au centre de Montréal peut l'épuiser avant même que la rencontre commence. Une visite à domicile est souvent plus douce. La plupart des évaluations que je fais dans l'Ouest-de-l'Île se déroulent à la maison de la personne, autour de la table de cuisine, au moment de la journée où elle est le plus elle-même.
- Le contexte local aide. Connaître les quartiers, les CLSC, les milieux de vie, le réseau de notaires de l'Ouest-de-l'Île et la façon dont les familles d'ici organisent généralement les soins rend la conversation moins abstraite.
- La coordination avec les notaires bilingues est fréquente. La plupart des dossiers d'homologation et de tutelle de l'Ouest-de-l'Île sont ouverts avec des notaires qui travaillent dans les deux langues. Connaître le réseau local raccourcit le délai entre l'évaluation et le tribunal.
À quoi ressemble une visite à domicile dans votre secteur
Une évaluation psychosociale dans l'Ouest-de-l'Île dure habituellement entre quarante-cinq et quatre-vingt-dix minutes. Je me déplace à domicile. Je rencontre la personne évaluée, généralement avec un membre de la famille présent pour une partie de la visite et absent pour une autre. La conversation explore :
- Le déroulement de la vie quotidienne : repas, médicaments, argent, mobilité, sommeil, contact social.
- La conscience qu'a la personne de sa situation, et sa capacité à décrire ce qui a changé et pourquoi.
- L'historique qui a mené la famille à ce point.
- Les risques : vulnérabilité financière, isolement, conduite automobile non sécuritaire, suivi médical négligé.
- Les soutiens déjà en place, formels et informels.
Le ton est conversationnel. Les gens arrivent souvent inquiets et me disent ensuite que la rencontre n'avait rien à voir avec ce qu'ils redoutaient. C'est une évaluation clinique, mais la personne évaluée n'est pas en procès.
Pour un portrait plus détaillé de la visite, voir à quoi s'attendre lors d'une évaluation psychosociale au Québec.
Après l'évaluation : comment le dossier avance
Une fois le rapport rédigé, il est transmis au notaire ou à l'avocat avec qui votre famille travaille. La suite dépend de l'existence ou non d'un mandat de protection signé avant la perte de capacité.
- S'il existe un mandat, le dossier devient une homologation : le notaire ou le tribunal active formellement le mandat et confirme l'identité du mandataire désigné.
- S'il n'y a pas de mandat, le dossier devient une demande de tutelle : les membres de la famille et les proches sont convoqués, un tuteur est proposé, et le tribunal décide.
- Si la situation est plus légère qu'une incapacité complete, une mesure d'assistance peut être la meilleure option. Elle ne nécessite pas d'évaluation de l'incapacité.
La différence entre un mandat et une procuration est l'une des questions les plus fréquentes de la part des familles de l'Ouest-de-l'Île. Si c'est là où vous en êtes, voir mandat de protection ou procuration.
Le réseau de notaires de l'Ouest-de-l'Île
La loi québécoise donne aux notaires un rôle central dans les dossiers d'incapacité non contentieux. Pour les familles de l'Ouest-de-l'Île, travailler avec un notaire local qui traite régulièrement les homologations et les tutelles fait avancer le dossier plus rapidement et allège la coordination. J'ai une relation de travail avec Eric Dugas, du cabinet Dugas & Dugas à Sainte-Geneviève, pour les familles qui n'ont pas déjà un notaire, et je peux référer vers d'autres notaires selon les particularités du dossier.
Secteurs desservis
Je suis basée à Dollard-des-Ormeaux et j'offre des évaluations psychosociales à domicile partout dans l'Ouest-de-l'Île et le Grand Montréal, incluant :
- Pointe-Claire
- Beaconsfield
- Kirkland
- Dollard-des-Ormeaux
- Pierrefonds-Roxboro
- Senneville
- Baie-d'Urfé
- Sainte-Geneviève
- Autres secteurs du Grand Montréal sur demande
Comment commencer
Le premier pas est rarement l'évaluation elle-même. La plupart des familles que j'accompagne commencent par une conversation gratuite de quinze minutes, où nous démêlons ce qui se passe réellement, si une évaluation est la bonne étape suivante, et vers quel cadre la situation pointe (homologation du mandat, tutelle, ou mesure d'assistance). De là, si une évaluation à domicile est appropriée, nous la planifions.
Si vous observez des changements chez votre parent ou votre partenaire et que vous ne savez pas quoi faire, voir signes que votre parent âgé pourrait avoir besoin d'une évaluation de l'incapacité, puis réservez une consultation gratuite quand vous êtes prêt.